C’est un sans faute : 25 vœux, 25 entrées sur ParcourSup. Jeune migrant sans-papier, Jonathan Kikanga, 18 ans, élève de terminale au lycée Dupuy-de-Lôme, à Brest (Finistère), un rempli de fierté de ses professeurs. Travailleur, il terminait l’année scolaire avec une moyenne de 17,5. « Il a explosé tous les compteurs », saluent dans le quotidien Ouest France Hervé Leborgne, fils professeur de mathématiques, et Jean-Marc Ménec, fils professeur de sciences. On ne peut que le saluer. Interrogé par des journalistes de BFM TV, il raconte sa surprise : « A 19 heures on avait la possibilité de voir les résultats, et j’avais peur d’être déçu, je n’arrivais pas à cliquer », explique-t-il . Il ne s’est finalement connecté qu’à 20 heures. « J’ai eu les 25 propositions, je n’étais pas prêt », assure Jonathan Kikanga.
Né au Congo, Jonathan Kikanga est arrivé en France en 2019, où il s’est installé seul, sa mère étant décédée et son père habitant en Angola. A son arrivée, le jeune homme ne parle qu’un français très rudimentaire. Alors sans-domicile fixe, il fait la rencontre des membres de l’Adjim, une association brestoise qui accompagne les jeunes migrants isolés et les aide à se loger et à aller à l’école. Jonathan n’a pas été scolarisé entre la 6e et la 3e. Il est admis admis en section Sciences et technologies de l’industrie et du développement durable (STI2D) du lycée Dupuy-de-Lôme, et aux dires de ses professeurs, apprend vite. A la rentrée scolaire, l’étudiant a choisi de rejoindre la prestigieuse école d’ingénieurs Insa (Institut national des sciences appliquées) de Lyon.
A l’avenir, Jonathan aimerait travailler dans le domaine des « sciences numériques, de l’informatique industriel, ou de l’énergie », bien qu’il n’y ait pas une idée précise du métier qu’il conserverait exercer. « Après les deux ans de prépa à l’Insa, je découvrirai d’autres formations et je pourrai choisir un métier vers lequel me diriger », at-il raconté aux équipes de BFMTV.



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