Un grand retour de la Marche pour Jésus (MPJ). Après deux ans d’absence, en raison de la pandémie, la manifestation des chrétiens de France a mobilisé plus de 10 000 personnes à Paris le 21 mai. «On est très content. On attendait 8000 personnes et cet objectif a été dépassé, d’après les forces de l’ordre», salue Paul Olivier Pluquet. Le président de la Fédération Marche pour Jésus France* précise : « C’est rare que les organisateurs donnent un nombre de participants inférieur à celui des forces de l’ordre.

Une marche à l’accent international

Verser ce retour de la MPJ, les organisateurs avaient vu les choses en grand. En effet, la marche nationale a rassemblé non seulement des parisiens mais aussi des habitants de Montpellier, Strasbourg, Nantes, Lille et bien d’autres villes de l’Hexagone. En outre, des groupes venus de Suisse et de Belgique y ont également pris part. «Une compagnie est venue d’Australie. Elle a participé à l’élaboration des bannières», souligne Paul Olivier Pluquet. Un groupe de Jeunesse en Mission et six chars musicaux ont animé le cortège depuis la place Félix Eboué jusqu’à celle de Denfer Rochereau.

Dans une ambiance festive, joyeuse, plus de 5000 flyers de présentation de la MPJ ont été distribués. De plus, 500 évangiles et 500 bibles ont pu être donnés aux passants qui, pour certains, ont suivi le mouvement afin de profiter de la bonne ambiance. Le président de la Fédération MPJ note que les réseaux sociaux, et surtout les influenceurs, ont notamment permis cette forte mobilisation. Contrairement aux éditions précédentes. « D’habitude c’était plus les pasteurs dans les Églises qui annonçaient l’événement », nous confie-t-il.

Dans le calme et l’unité

Louange, témoignage, évangélisation… La manifestation a rassemblé des gens de tous âges, avec une majorité de 20-30 ans, et de diverses dénominations d’Églises. Si les évangéliques étaient majoritaires, et que ce sont eux qui ont lancé les MPJ dans les années 1980, de nombreux catholiques y ont aussi pris part. «Après le covid, les gens avaient besoin de s’exprimer, de communier, de partager, de vivre ce temps dans l’unité», estime Paul Olivier Pluquet. «Ça a permis aux gens de s’exprimer hors des murs (des Églises). Ça enlève toutes les étiquettes, qui souvent divisent», note le président de la Fédération. Après trois heures de marche, un temps de témoignage et de proclamation de l’Evangile s’est tenu place Denfer Rochereau avant la dispersion dans le calme.

Cette Marche pour Jésus 2022 ouvre de nouvelles perspectives. En effet, plusieurs participants ont témoigné de leur envie d’organiser ce type de rassemblement dans leur ville. Et c’est justement ce qui est prévu en 2023 : le retour de la MPJ dans les villes de France, après cet événement qui se voulait fédérateur sur le plan national. Nancy, Rennes, Brest, Carcassonne, et même Bruxelles (Belgique) devraient devenir de nouvelles villes où se dérouleront des MPJ l’année prochaine. « La Marche pour Jésus permet de sortir de nos quatre murs, de montrer la joie de notre propre rencontre avec Jésus. Il n’y a pas d’événement qui a généré autant de monde dans l’espace public», se réjouit Paul Olivier Pluquet. C’est, selon lui, assurément un événement majeur de ces dix dernières années en France.

*La Fédération MPJ France supervise les associations de chaque ville qui organisent les événements localement. Elle est un soutien dans la préparation. Elle a notamment contribué à l’harmonisation graphique des supports (flyers, bannières, pancartes…).





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