Le ministère pastoral est en pleine mutation. S’il a longtemps été considéré comme «couteau suisse», dans le sens où un(e) pasteur(e) devrait savoir tout faire (évangélisation, aumônerie, administratif, bricolage…), le rôle pastoral doit être redéfini. Une considération notamment mise en avant durant le dernier congir de la Fédération baptiste. Ce 3 juin au soir et jusqu’à demain midi, la Faculté libre de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine (FLTE) tient un colloque sur la façon dont chaque chrétien peut mettre en pratique ses dons, au service de l’Eglise et de la mission désignée par Dieu. Et donc de ne pas toujours se reposer sur son pasteur.

Outre-Atlantique, 30% des pasteurs envisagent de diffuser, ce que le chercheur et directeur de la plateforme Church Answers* nommait, en toute fin d’année dernière, la « Grande d’émission » à venir. Un trop grand nombre de tâches, et beaucoup de fatigue. En mars, l’Office protestant de la formation (Suisse) a annoncé une pénurie de pasteurs, car près de la moitié devrait partir à la retraite dans moins de dix ans.

Le «couteau suisse» c’est l’Eglise, pas le pasteur

En France, les Églises sont également confrontées à un défi de vocations. Selon le Conseil national des évangéliques de France (CNEF), qui a dressé un constat préventif, il sera nécessaire de former au moins 1000 pasteurs d’ici dix ans, en formation complète ou en cours de ministère. Ce chiffre, certainement sous-estimé du propre aveu du CNEF, correspond seulement au renouvellement du corps pastoral des Eglises. Il ne prend par exemple pas en compte les projets d’implantation d’Eglises. Or, environ 45 pasteurs sont formés chaque année, soit un déficit de 550 ministres du culte si le nombre de vocations ne s’accroît pas. Les instituts de formation, comme la FLTE, adapter leurs locaux et leurs formations en ce sens.

Au-delà de l’aspect numérique, comment faire vivre la diversité des ministères ? C’est le thème du prochain colloque de la FLTE, les vendredi 3 et samedi 4 juin. A Vaux-sur-Seine, ou bien depuis son canapé, il est possible d’assister gratuitement à ces deux temps de réflexion (voir programme ci-dessous). « Par une approche théologique pluridisciplinaire, ce colloque interrogea la pratique des ministères d’aujourd’hui à la lumière de la Bible, de l’histoire de l’Église, de la théologie systématique et de la théologie pratique », décrit la Faculté. “Si [cette diversité des ministères] est nourrie et coordonnée, elle peut permettre à l’Église de sortir de ses murs pour accomplir sa mission dans le monde. [Et cela]en mobilisant chaque chrétien dans un service conforme à ses dons», assure l’organisme dans un communiqué.

Une inscription

*Réponses de l’église est une plateforme en ligne pour un soutien pratique au ministère, qui accueille et répond aux questions relatives à l’Eglise 24h/24 et 7j/7.



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